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  Le syndrome prémenstruel  

Une semaine par mois, tu ressens une grande fatigue, tu es irritable, stressée, tu dors mal voire tu te sens déprimée ? 

Tu souffres peut-être du syndrome prémenstruel, appelé plus communément SPM. 

 

Les symptômes prémenstruels affectent environ 80% des femmes. Pour la plupart, les symptômes n'affectent pas forcément leur quotidien. Mais le SPM affecte jusqu’à 20% des femmes. Il est caractérisé par un symptôme physique et un symptôme psychiatrique au moins. Ces symptômes apparaissent une à deux semaines avant l’arrivée des règles et s’atténuent pendant ou peu après. 

Les symptômes du SPM peuvent être un handicap au quotidien. 

Un plus petit pourcentage de femmes (de 1 à 5%) sont quant à elles affectées par le trouble dysphorique prémenstruel, ce qui correspond à une forme plus sévère du SPM, dans lequel les symptômes psychologiques sont dominants. 

 

Encore aujourd’hui, l’origine et les causes de ce syndrome ne sont pas encore connues. Les études menées n’ont pas prouvé que le SPM était dû à des niveaux d’hormones (oestrogènes ou progestérones) supérieurs ou inférieurs par rapport à d’autres femmes. On suppose qu’il doit plutôt s’agir de changements relatifs dans les niveaux d’hormones ainsi qu’un degré de sensibilité quant à ces changements. 

 

Avant de penser au SPM, il est important d'écarter tout autres éventuels problèmes de santé (carences, problèmes psychiatriques…). Il faut également bien distinguer les cycles d’apparition des symptômes qui se produisent uniquement durant la phase lutéale (période entre l’ovulation et l’apparition des règles). 

En effet, il ne s’agit pas de symptômes présents tout au long du mois et qui seraient exacerbés durant une ou deux semaines. C’est pourquoi il est important de traiter tout autre problème avant de traiter le SPM.  

  Quels sont exactement les symptômes du SPM ?  

Les critères de diagnostic sont longtemps restés mal définis mais une nouvelle classification a été mise en place par l’International Society for Premenstrual Disorders. Suite à cette classification, il a été établi que les symptômes doivent s’être manifestés au cours de la plupart des cycles menstruels de la dernière année. De plus, ces symptômes doivent être totalement absents durant au moins une semaine par mois. 

 

Les symptômes les plus courants sont les suivants : grande fatigue, seins sensibles et gonflés, maux de tête et irritabilité. Mais il existe bien d’autres symptômes d’ordre émotionnel : changements brusques d’humeur, anxiété, difficulté à se concentrer, sensation d’abattement ou de dépression. Le SPM peut également entraîner des troubles du sommeil, une baisse de la libido et un changement d'appétit.

  Que faire si je pense être atteint.e de ce trouble ?  

Il faut en premier lieu en parler avec son gynécologue, son médecin traitant et pourquoi pas à un.e psychologue/psychiatre. 

 

Aucun traitement magique n’existe, tout dépend des symptômes ressentis et de l’avis médical donné. Toutefois, la médecine douce ou une contraception sont généralement conseillés. 

  Les tips deStimuli pour mieux gérer ton SPM  

  • Reconnaître les raisons de ton stress pour mieux le gérer 

  • Bien manger pour ne pas avoir de carences en magnésium ou en calcium (prendre des compléments alimentaires si besoin mais demander un avis médical) 

  • Faire une activité physique ! Ce n’est pas pour tout le monde mais celà peut réduire les douleurs et/ou libérer des endorphines. Pas besoin de faire de la boxe ou de courir des kilomètres, tu peux faire du yoga ou aller faire une marche. 

  • Faire attention à ta consommation de cigarettes et de café qui peuvent augmenter les symptômes.

Une petite vidéo bonus