Restitution du sondage OpinionWay pour le Psychodon, Santé mentale des français et entreprise

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Vendredi 30 avril 2021

Le Psychodon, association visant à soutenir la recherche, l’accompagnement et la prévention en santé mentale a organisé ce vendredi 30 avril 2021 un live digital destiné à rendre compte de l’étude réalisée par l’institut de sondage OpinionWay sur la santé mentale en France et en entreprise. Cette restitution présentée par le fondateur du Psychodon, journaliste et producteurs d’émissions de télévision Didier Meillerand, s’est déroulée en présence du Ministre de la Santé, Olivier Véran, du Secrétaire d’Etat auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’insertion et de chefs d’entreprises tels que Stéphane Roussel, CEO du Groupe Vivendi ou encore Philippe d’Ornano, Président du Groupe Sisley. 

 

Cette étude a été établie selon trois parties : un paradoxe, un tabou et des perspectives.

 

Dans la première partie abordant les paradoxes, un état des lieux de la santé mentale selon les salariés est dressé. Ainsi, la santé mentale est associée à deux champs lexicaux principaux, à savoir celui des maladies et des pathologies et celui des disciplines que sont la psychiatrie et la psychologie. A la croisée de ces deux champs et du monde de l’entreprise, la santé mentale est également liée à la notion de bien-être. 

Une forte attente des collaborateurs en matière de sensibilisation et de prise en charge de la santé mentale et du bien être au travail 

Ainsi, le sondage révèle que 76% des salariés du privé estiment que l’employeur est le garant de la santé mentale de ses collaborateurs. A ce sujet, Stéphane Roussel, CEO du Groupe Vivendi apporte un éclairage : l’entreprise est dite responsable dans le sens second du terme, c’est-à-dire qu’elle est responsable de trouver les moyens de soutenir ses collaborateurs. En revanche, l’entreprise n’est pas responsable dans le sens juridique du terme, et dans le sens où elle ne doit pas porter le poids de la culpabilité. Ainsi l’entreprise bien que n’étant pas le lieu où peuvent se traiter ces sujets-ci doit être en mesure de créer une veille d’écoute continue et non pas uniquement disponible dans les moments difficiles et de crise que peut vivre une entreprise comme c’est le cas avec la crise sanitaire actuelle. 

 

Les salariés ont des exigences fortes vis-à-vis du rôle des managers et de l’entreprise dans leur bien-être : ainsi, après la gestion économique et financière de l’entreprise, veiller au bien-être de ses collaborateurs intervient au second plan des responsabilités des dirigeants d’une entreprise du point de vue des salariés. 

 

Les ressources souhaitées pour favoriser le bien être au travail sont avant tout des ateliers bien être en première position, des psychologues d’entreprises, et en troisième lieu des formations en premiers secours en santé mentale. 

Mais des ressources en entreprise limitées en matière de santé mentale 

 

Pourtant, malgré cette pression du côté des collaborateurs, et une situation sanitaire qui catalyse la prise en charge des questions de santé mentale en entreprise, l’étude met en avant une bien triste réalité du côté des entreprises, puisque moins d’un tiers des entreprises mettent en place des actions pour instaurer des dispositifs de bien-être au travail et prendre soin de la santé mentale de leurs salariés. 


 

Les maladies psychiques et mentales restent encore délicates à aborder en entreprise : un tabou 

59% des salariés du panel estiment qu’ils ne parleraient pas de leurs problèmes de santé mentale en entreprise, et ce car 70% des salariés pensent que le manager serait gêné de parler de santé mentale. Face à cette réticence à aborder les questions de santé mentale auprès des managers, il est donc important de mettre en place un système d’écoute et de sensibiliser les collaborateurs pour créer un espace propice à la levée du tabou. 

 

Par ailleurs, comme le souligne Philippe d’Ornano, Président du Groupe Sisley, il faut former les collaborateurs à bien entendre la différence entre maladies psychiques et questions de bien être au travail, qui sont des questions qui peuvent se recouper, mais dont les fondements sont bien distincts. 

 

Des perspectives : un regard vers nos voisins anglo-saxons 

 

Le Ministre de la Santé Olivier Véran est également intervenu tout au long de la restitution pour rappeler que la santé mentale est un défi pour les français, les européens ainsi que l’ensemble de la communauté internationale. Il s’agit d’une question de santé publique, qui touche tout aussi bien le milieu des entreprises, des indépendants, des artisans, mais aussi des étudiants. La priorité à l’ordre du jour est de se doter d’outils de détection, de prise en charge et d’accompagnement dans la durée. 

 

Sur la question plus spécifique de la santé mentale en entreprise, Olivier Véran a indiqué qu’il y avait selon lui trois types d’interactions entre la santé mentale et le travail à savoir: 

 

Un impact direct du travail vers la santé mentale : une situation d’harcèlement professionnel, burn out qui peut provoquer un déséquilibre de la santé mentale et dans ce cas, le bien être doit intervenir au travers de la qualité de vie au travail, du dépistage de conflit lorsqu’il se profile et de dispositifs visant à préserver la santé mentale des salariés. 

 

Une pathologie mentale pouvant se déclarer et interagir avec l’exercice professionnel 

 

En l’absence d’une maladie chronique sous jacente, un événement conjoncturel de la vie qui peut avoir un impact sur le travail (deuil complexe ou tout autre événement qui vient percuter un être vivant) 

 

Des moyens sont mis en œuvre en termes de politiques publiques visant à améliorer le bien être et la santé mentale au travail, notamment au travers du développement dans le pays de premiers secours en santé mentale, à savoir des collaborateurs en entreprise capables d’entendre lorsque quelqu’un ne va pas bien, capable d’identifier les signes de détresse psychologique nécessitant l’orientation vers des professionnels de santé.  

Au-delà de l'entreprise, il s’agit également d’intensifier les campagnes de sensibilisation et d’éducation, et d’apprendre aux jeunes ce qu’est la pathologie mentale. 

Pour visionner l'ensemble de la restitution, cliquez ici

Si tu en ressens le besoin, tu peux trouver des lignes d'écoutes en cliquant ici.

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