L'anxiété

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Attention, cet article est à but informatif et non à but diagnostic. Si vous vous reconnaissez dans cet article, merci de faire appel à un professionnel.

 

Qu'est ce que l'anxiété ? 

Bien que l’anxiété fasse l’objet de nombreuses publications, c’est un concept qui est souvent mal défini. Il est souvent utilisé comme un synonyme de stress. Le stress est un état naturel de l’organisme pour faire face à des perturbations du quotidien appelé « stresseurs ». Tandis que l’anxiété est définie comme une « humeur caractérisée par un sentiment d’imminence d’une menace, associée à un état psycho- physiologique et motivationnel de préparation à l’évitement » (Roseman & Kaiser, 2001).

L’anxiété va avoir des effets physiologiques avec le plus souvent une accélération du rythme cardiaque, des troubles du sommeil, une augmentation de la transpiration et, parfois, des difficultés à respirer ou une mise en retrait.

Et le trouble anxieux ?

 

Une personne souffre de troubles anxieux lorsqu’elle ressent une anxiété forte et durable sans lien avec un danger ou une menace réelle, qui perturbe son fonctionnement normal et ses activités quotidiennes. 

Les personnes souffrant d’anxiété pathologique auront davantage tendance à repérer les informations « menaçantes », on appelle ce phénomène le biais d’attention sélective. Il va avoir tendance à anticiper les risques, cela va l’amener à évaluer des situations considérées comme neutre pour la plupart des gens, comme anxiogène. Cette anticipation va entraîner chez le sujet des comportements d’évitement du danger potentiel. C’est un cercle vicieux dans lequel il va être difficile de sortir étant donné que les personnes souffrantes du trouble anxieux vont établir des stratégies d’évitements afin d’éviter les situations génératrices d’anxiété, elles vont donc y être de moins en moins confrontées, ce qui fait que l'anxiété va augmenter. 

Un trouble anxieux ou des troubles anxieux ?

Il existe en réalité 6 types de troubles anxieux...

Le trouble anxieux généralisé (TAG)

Il est caractérisé par une anxiété excessive qui dure plus de quelques jours sur une période de 6 mois. Il s’accompagne de symptôme physique et psychologique tel que des nausées, des tensions musculaires, des maux d’estomac, des difficultés de concentration, des troubles du sommeils, ... L’hyper vigilance est particulièrement présent dans le TAG, puisque l’attention est énormément portée sur l’analyse de l’environnement considéré comme potentiellement menaçant. Environ la moitié des personnes souffrant du TAG décrivent son commencement dans l’enfance et dans l’adolescence.

 

Le trouble panique 

ll s’agit d’une anxiété qui évolue par crises, caractérisée par des attaques de panique récurrentes qui associent détresse physique et psychologique. Ces attaques consistent en la survenue brutale d’une peur intense, d’un sentiment de mort ou de catastrophe imminente et de perte de contrôle de soi. Les attaques de panique vont bien souvent développer sur un long terme une anxiété d’anticipation. Les personnes touchées par ce trouble vont avoir très peur qu’une nouvelle crise se manifeste dans un lieu ou lors d’une situation, sans qu’elle puisse le contrôler.

Les phobies spécifiques 

Elles correspondent à des peurs irraisonnées, excessives et persistantes face à des situations ou des objets précis. L’exposition de ces objets phobogènes provoque de manière systématique une réaction anxieuse immédiate qui peut prendre la forme d’une attaque de panique.

L’agoraphobie 

Elle survient généralement à la suite d’une attaque de panique. Elle se manifeste par une peur irraisonnée et intense des lieux où des situations où il serait difficile de s’échapper si une crise de panique survient, par exemple au sein d’une foule. La personne souffrant d’agoraphobie va présenter de nombreux comportements d’évitement phobique qui peut avoir de nombreuses conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle.

Le trouble d’anxiété sociale 

L’anxiété sociale est liée à l’idée de ressentir une gêne, une humiliation, un rejet ou un mépris lors des interactions sociales. Elle se manifeste par la peur extrême de parler ou manger en public, de rencontrer des nouvelles personnes... Ainsi que par le fait de ressentir une grande angoisse, de rougir et d’avoir des tremblements lorsque ces situations ne peuvent être évitées.

Le trouble d’anxiété de séparation 

Les adultes et les enfants qui souffrent d’anxiété de séparation craignent d’être séparés de la personne dont ils sont le plus proche. Ils craignent constamment de la perdre, sont réticents à s’en éloigner, refusent de sortir ou de dormir loin de chez eux ou sans cette personne, font des cauchemars à ce sujet. Ce trouble est associé à des symptômes physiques de détresse qui se développent souvent dans l’enfance, mais peuvent persister à l’âge adulte.

 

 

Quelles pistes de solutions ? 

La relaxation 

Afin de gérer l’anxiété sur un court terme, il est intéressant de pratiquer la relaxation. Il ne faut pas oublier que la relaxation est avant tout une approche thérapeutique. Il existe plusieurs techniques de relaxation, bien qu’elles aient tous le même objectif, c’est-à-dire la détente musculaire, le bien-être physique, le relâchement des tensions psychologiques, la diminution de l’anxiété ; elles ne conviennent pas à tout le monde. La technique de Jacobson permet de dénouer les muscles grâce à une méthode de contraction et de décontraction. Elle est très efficace surtout pour les débutants parce qu’elle est simple, pratiques et les sensations sont immédiates et elle peut être pratiquer n’importe où.

La sophrologie 

La sophrologie utilise le psychisme pour découvrir son espace intérieur. Elle consiste à se concentrer sur les différentes parties du corps et de continuer le cheminement jusqu’à atteindre un état de relaxation.

La cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque est une technique de contrôle respiratoire. Il faut inspirer pendant cinq secondes et expirer pendant cinq secondes pour que la respiration s’équilibre à six par minutes.

Le faire trois fois par jour pendant cinq minutes permettrait dans un premier de temps de faire baisser le cortisol (hormone du stress), de réguler la dopamine et la sérotonine. Puis au bout de 10 jours de pratique, il y aurait une diminution de l’hypertension artérielle, une amélioration des capacités attentionnelles et mnésiques, une diminution des risques cardio-vasculaires, etc.

La thérapie cognitive et comportementale

Pour un travail thérapeutique plus approfondis, suivre une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) avec un psychiatre ou psychologue formé à cette approche te permettra au bout de plusieurs séances à réduire grandement tes symptômes jusqu’à la disparition de ceux-ci.

 

Sources & Ressources 

Graziani, P., & Pedinielli, J. (2003). Anxiété et troubles anxieux. Nathan.

Levasseur, R. (2021). Cours de Psychopathologie cognitive. Université Catholique de l’Ouest. Compte insta @bonjouranxiété

Inserm. (s. d.). Troubles anxieux ⋅ Inserm, La science pour la santé. https://www.inserm.fr/dossier/troubles-anxieux/

Tu as des questions supplémentaires ? On répond rapidement sur Instagram ! 

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